lundi 28 novembre 2011

Le chant du monde

J'étais chez une amie, en pays bigouden, à prendre la brise armoricaine, quand...
Une bourrasque douce et puissante m'a pris avec elle et me fit atterrir à Limerlé, une petite bourgade des Ardennes belges, dans un repères de dangereux rebels, poètes de la ruralité, épris de liberté:"Periple en la demeure"... Je m'y sentis bien, et y restai quelques jours...
Alors que, sous le toit d'une grange, j'essayais de faire bouillir de l'eau pour faire un thé, au milieu de mes dessins, affichées sur des palettes de bois, ils sont arrivés...une mystérieuse foule!
A la faible lueur des bougies, je distinguais mal leurs visages, mais leurs silouhettes d'une diversité formidable(certains gros comme des poules, d'autres, de vrais girafes!), et leurs manières affables me mirent en confiance. Je les invitai donc à partager mon thé en écoutant une histoire que m'avait raconté le vent en cours de route...
Si vous voulez vous pouvez aussi l'entendre.












vernissage d'exposition: GUEULE TOUT CE QUE T'AS ENVIE!

lundi 5 septembre 2011

le lézard gratte la rouille, récupère les restes...



mon esprit parfois plonge en rêve dans les entrailles des origines, ou rien ne sépare le minéral de l'animal ou du végétal, ni le matériel de l' immatériel...

le lézard gratte la rouille, récupère les reste...

Ohé, je suis là! A vos pieds! Ah vous m'avez vu, un bout de métal mal découpé...un déchet,
vous passez, oh! le reflet change et révèle quelque chose...Bah arrêtez vous, allez-y ramassez moi! faites jouer sur moi la lumière du ciel,
que voyez vous? une terre aride et craquelée, une écorce d'arbre, des ramifications de racines, un visage parcheminé...scrutez moi, inventez moi

avant que phi m'efface...

lundi 4 juillet 2011

les Naufragés(titre provisoire)






Un projet de bande dessinée qui me donne pas mal de cheveux blancs en ce moment. Quand je l'aurai fini je ressemblerai à Merlin l'enchanteur...mais c'est pas demain la veille.

métamorpherrer





Voilà un nouveau projet. Un projet hybride. Pas encore vraiment de titre. Mes dessins de voyages défileront, au fil des pages, au rythme d'une fable poétique inspirée d'un mythe égyptien...à moins que ce ne soit l'inverse, une fable évoluant au rythme des traces de mon errance africaine.
Voilà quelques pages.

mardi 24 août 2010

diannah Bolong et ses alentours






D'habitude, le soleil me tire du lit de bonne heure. Lorsque le soleil n'est pas encore paru au dessus de la cime des arbres, que les seuls bruits que l'on
entend sont les bruissement de feuilles et les cris d'oiseaux, que ces bruits résonnent doucement un peut comme dans un rêve, la lumière est pâle, la peau n'a pas peur du soleil, il doit être sept heures, et je me trompe rarement. Me voilà au puit armé de mes arrosoirs, j'ai une trentaine d'arbres et de plantes à arroser, soit environ 90 seaux de 5 à puiser puis à verser.
Après on ira boire du café touba et fumer du cali! Ce soir on pourra visiter Dimingu, le guinéen. Il vend du vin de palme dans un petit coin de brousse entre 17H et 19h. Ou alors, on peut aller voir le vieux Badu, il nous offrira sûrement un peu de vin de cajou. Mais ça c'est pas terrible. ça enivre mais le goût et la viscosité rappelle un trop la bile. Ron s'est rendu bien malade avec ça. On peut aussi rester près du feu, a boire de l'infusion de kenkénuba, en écoutant rfi, siroter un petit ricard sous la lune avec vieux konte, fumer le cali en se racontant nos vies. Sûr qu'elles se ressemblent pas nos deux vies...

dimanche 18 juillet 2010

Diannah Bolong





L'océan est là. On ne le voit pas toujours, il est là bas, derrière les palmiers, mais sa mélodie ne nous quitte jamais; qu'on soit au champ, dans la case, dans la cuisine, ou qu'on parcourt les petits sentiers de brousse, en quête de vin de palme, on entend la respiration lancinante de ses flots immuables et mouvants.
Parfois, au petit matin, alors que le vents et le soleil caressent doucement le sable et le couvrent de rides roses or, que le bruit de la mer est pâle, que mon esprit est vierge de toute relation humaine, la respiration des flots m'appelle. Alors je me met à courir à la rencontre de l'océan.
Je traverse le pont de bois sur pilotis, qui enjambe le bolong. Ses planches branlantes font mine de faire des croche pattes à ma foulée du matin. je slalom entre les palmiers élancés comme des lampadaires new yorkais(mais ces derniers ne leur arrive pas à la cheville en ce qui concerne le déhanché). Il y a deux dunes qui encadre le passage vers la plage. Elles constituent une sorte de porte, et en la franchissant on sent le vent jaillir, et l'horizon s'ouvrir.
Je continue ma course le long de la plage, vers le sud, vers Kafountine. Je dois arriver là bas avant que toutes les pirogues ne soient parties. Je croisent quelques collègues coureurs. Certains courent sur le sable sec, moi , je ne peux pas, c'est épuisant.
J'ai peur d'arriver trop tard. Fort heureusement, la houle est forte aujourd'hui et, si d'une enjambée j'arrive à poser mon pied sur une tour d'écume, elle peut m'emmener assez haut pour que j'atteigne la ligne d'or ou l'océan et les nuages s'embrassent dans la lumière orientale, et je me retrouverai en un éclaire au sommet d'un nuage dorée. Il suffira alors que je me laisse glisser vers le bas, jusqu'au port sans digue de Kafountine, la ville des pêcheurs... Le cadavre de dauphin a attiré mon attention; j'ai couru vers lui pour disperser les vautours(Douow en wolof), et d'un bond j'ai atteint les crêtes du ciel. Une glissade et me voilà parmis les pêcheurs sur le départ... ces bruits et ces couleurs qui dansent ensemble comme des fourmis en carnaval m'enivrent. ya les odeurs aussi, poisson pourri, séché, algues, goémon. le cul dans le sable je dessine, spectateur. Mais la mer étend son bras, et une mystérieuse vague faite d'eau salée et d'hommes, de sueur, et de bois décoré m'attrape: c'est parti pour une journée en mer.